La tragédie du fleuve Ouémé endeuille familles et communautés nigériennes et béninoises, alors que les recherches se poursuivent
Mardi 19 août 2025, vingt-six victimes de l’accident du bus de la compagnie STM, survenu dans la nuit du 16 au 17 août 2025 sur le pont du fleuve Ouémé à Thio (commune de Glazoué), ont été inhumées au cimetière musulman de Savè, après leur identification à la morgue de l’hôpital de zone. La cérémonie, marquée par une forte émotion, s’est déroulée conformément aux rites islamiques, en présence de personnalités nigériennes et béninoises, ainsi que de centaines de Nigériens résidant au Bénin. Six passagers restent toujours portés disparus, alors que les opérations de recherche se poursuivent.
Une tragédie qui émeut deux nations
L’accident, qui a coûté la vie à des dizaines de passagers, a plongé plusieurs familles dans le deuil. Le bus, en provenance de Lomé et à destination de Niamey, a quitté la chaussée avant de s’abîmer dans les eaux tumultueuses du fleuve Ouémé. Selon les sources officielles, 26 corps ont été identifiés et inhumés, tandis que les autorités béninoises continuent de mobiliser des moyens importants pour repêcher les disparus et récupérer l’épave du véhicule.
L’ambassadeur du Niger près le Bénin, Chaïbou Kadade, le président du Haut Conseil des Nigériens, El Hadj Idrissou Garba Amadou (dit « Idi Saboula »), ainsi que l’Imam Idrissou Boukary, président de l’Union Islamique du Bénin, ont pris part aux obsèques. Ils ont prié pour le repos des âmes des victimes et salué l’appui constant des autorités béninoises depuis le début de la tragédie.
Une mobilisation sans précédent
Dès l’annonce du drame, le gouvernement béninois a déclenché le plan ORSEC et déployé des équipes de secours pour localiser et repêcher les corps. Les opérations, toujours en cours, visent à retrouver les six passagers encore portés disparus. « Le gouvernement a déployé des moyens importants pour repêcher le bus et récupérer les corps », a souligné une source officielle, citée par Le Matinal et Le Patriote.
L’Imam Idrissou Boukary a conduit la prière d’inhumation, avant que les dépouilles ne soient ensevelies dans le respect des traditions islamiques. « Les corps retrouvés et identifiés ultérieurement seront également enterrés au fur et à mesure », a-t-il précisé.
Un accident aux circonstances encore floues
Les causes exactes de l’accident restent à déterminer. Le bus, immatriculé « CC 0085MD », transportait 54 passagers au moment du drame. Neuf rescapés ont pu être secourus et évacués vers des structures hospitalières, tandis que les recherches se concentrent désormais sur la localisation des disparus.
Les autorités béninoises et nigériennes ont exprimé leur solidarité avec les familles des victimes. « Nous restons mobilisés pour apporter tout le soutien nécessaire aux proches et clarifier les circonstances de cet accident », a déclaré un responsable du ministère de l’Intérieur.
Une communauté en deuil
La cérémonie d’inhumation a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont des parents des victimes, des membres de la communauté nigérienne au Bénin, et des représentants des deux gouvernements. « C’est une tragédie qui touche deux pays frères », a déclaré l’ambassadeur Chaïbou Kadade, remerciant les autorités béninoises pour leur réactivité et leur soutien logistique.
El Hadj Idrissou Garba Amadou (« Idi Saboula ») a, pour sa part, appelé à la prudence sur les routes et à une meilleure régulation du transport inter-États, afin d’éviter de nouveaux drames.
Les recherches se poursuivent
Alors que les familles pleurent leurs proches, les équipes de secours continuent de sillonner le fleuve Ouémé à la recherche des disparus. « Nous ne baisserons pas les bras tant que tous les passagers n’auront pas été retrouvés », a assuré un porte-parole des secours.
Un appel à la prudence et à la solidarité
Ce drame rappelle l’urgence de renforcer la sécurité routière et la coopération transfrontalière pour prévenir de tels accidents. Les autorités des deux pays ont promis une enquête approfondie pour établir les responsabilités et éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.
