Dans les locaux modestes mais animés du Rassemblement des Bâtisseurs (RDB) à Okala, Marc Ona Essangui reçoit avec une simplicité qui contraste avec l’ampleur de la tâche à accomplir. À huit jours d’une élection historique, l’homme qui a passé sa vie à défendre les droits humains et la transparence démocratique incarne aujourd’hui une transition gabonaise à la croisée des chemins.
“Plus qu’une élection, une refondation nationale”
Dès les premiers échanges, Marc Ona Essangui plante le décor : “Nous ne sommes pas simplement dans une alternance politique, mais dans un moment fondateur pour le Gabon.” Assis derrière une table couverte de dossiers méticuleusement organisés, le coordinateur chargé des associations parle d’une voix posée, mais chaque mot résonne comme un engagement. Son soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema n’est pas un simple calcul politique : “C’est une conviction profonde. Après des années de gabegie et d’opacité, le Gabon a besoin d’un nouveau souffle.”
Autour de lui, une équipe jeune et dynamique travaille sans relâche, reflétant l’urgence et l’importance de ce scrutin. “Nous ne voulons pas répéter les erreurs du passé. Cette fois, chaque voix doit compter, chaque Gabonais doit se sentir concerné.”
Un militant devenu architecte de la transition
L’engagement de Marc Ona Essangui dans cette campagne n’a rien d’anodin. L’ancien président de Brainforest, emprisonné sous l’ancien régime pour ses positions contre la corruption, incarne la lutte pour une gouvernance transparente. Aujourd’hui, il applique cette même rigueur à la coordination des associations du RDB, veillant à ce que chaque structure locale soit écoutée et intégrée dans la dynamique électorale.
“Nous avons brisé les vieilles habitudes où seuls quelques privilégiés décidaient pour tous. Ici, chaque association a sa place, chaque voix est entendue.” Cette approche inclusive, rare dans le paysage politique gabonais, explique en partie l’engouement populaire autour du RDB.
Accessibilité et détermination : une méthode qui fait la différence
Ce qui frappe en rencontrant Marc Ona Essangui, c’est son accessibilité. Malgré un agenda surchargé, il prend le temps d’écouter, de conseiller, parfois même de rassurer. “Marc n’est pas un leader enfermé dans un bureau. Il est sur le terrain, il écoute, il agit”, confie un jeune militant, impressionné par cette proximité inhabituelle.
Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache une détermination sans faille. “Nous combattons un système qui a trop longtemps étouffé l’espoir des Gabonais. Le 12 avril, nous avons l’occasion de tourner définitivement cette page.”
Un dernier appel : “Le Gabon mérite cette chance”
Alors que la rencontre s’achève, Marc Ona Essangui lance un ultime message, à la fois solennel et plein d’espoir : “Cette élection n’est pas seulement celle d’un président. C’est celle de la confiance retrouvée en nos institutions, en notre avenir commun.”
À Okala, ce vendredi, c’est bien plus qu’une stratégie électorale qui se dessine. C’est une philosophie politique : rigueur, inclusion et engagement sans concession. Des valeurs qui, à en juger par la mobilisation croissante, pourraient bien sceller le destin du Gabon le 12 avril prochain.
