À Libreville, le Parti Patriotique Gabonais (LPPG) entend peser dans le débat politique national. Réuni les 12 et 13 mars au siège du parti, au PK9, son directoire a clôturé des journées de réflexion consacrées à l’avenir institutionnel et politique du Gabon.
Au terme de ces travaux, la formation politique dirigée par son secrétaire général, Rodrigue Maïssa Nkoma, a formulé une proposition centrale : instaurer une trêve sociale de trois ans afin de permettre au pays de conduire les réformes nécessaires à la mise en place de la Cinquième République.
L’idée, selon les responsables du parti, est de créer un climat de stabilité politique et sociale propice aux transformations institutionnelles attendues.
Le rapport final des travaux a été présenté par Francis Edgard Sima Mba, vice-président du parti et rapporteur général des assises.

Pour le LPPG, cette trêve devrait permettre au gouvernement et au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour engager les réformes constitutionnelles et institutionnelles jugées indispensables.
Mais au-delà de la simple pause sociale, la proposition se veut également un cadre de dialogue national associant partis politiques, syndicats, société civile et secteur privé.
Durant cette période, le parti propose l’organisation de forums nationaux destinés à réfléchir aux fondements d’un nouveau modèle de gouvernance, reposant sur la justice sociale, la transparence et une meilleure redistribution des richesses.
Dans son discours de clôture, Rodrigue Maïssa Nkoma a mis en garde contre ce qu’il qualifie de « pratiques qui fragilisent l’État », citant notamment les grèves répétitives, les blocages administratifs et les critiques qu’il juge stériles.
Selon lui, la stabilité du pays repose avant tout sur le dialogue politique et la responsabilité collective.
Dans cette optique, il a appelé les Gabonais à soutenir un « New Deal gabonais », fondé sur la solidarité nationale et l’engagement citoyen.
Les travaux se sont conclus par le lancement de « l’Appel de l’Équateur », un message invitant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à privilégier l’unité nationale afin de garantir la stabilité et la gouvernabilité du pays
