Alors que le Royaume accueille la Coupe du monde féminine U17 de la FIFA, l’AS FAR et le FUS Rabat se préparent à prendre part à la phase finale de la Ligue des champions féminine de la Confédération africaine de football (CAF), programmée du 1er au 15 novembre à Ismaïlia, en Égypte. Cette présence sur plusieurs fronts témoigne de l’évolution du football féminin marocain et des efforts engagés pour renforcer sa compétitivité.
Chez les jeunes, les Lioncelles de l’Atlas ont réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial U17, rejoignant ainsi le Nigeria, le Ghana et le Kenya parmi les représentants africains à ce stade de la compétition. Au-delà de cette performance sportive, l’organisation du tournoi au Maroc offre une vitrine internationale au pays et met en évidence ses capacités d’accueil. Les infrastructures, notamment celles du Complexe Mohammed VI de football, contribuent à soutenir la préparation des joueuses et à accompagner l’émergence de nouveaux talents.
Sur le plan continental, l’AS FAR abordera la Ligue des champions avec l’ambition de défendre son titre et de confirmer son statut parmi les références du football féminin africain. Le FUS Rabat, qui découvre cette phase finale, aura pour objectif de se mesurer à des adversaires de haut niveau et d’acquérir une expérience précieuse. La présence de deux équipes marocaines dans cette compétition traduit également les progrès réalisés par les clubs nationaux et la capacité du championnat à alimenter la scène africaine en formations compétitives.
Cette évolution rentre en droite ligne d’une stratégie plus large, fondée sur le développement de la formation, l’amélioration des infrastructures sportives et le renforcement de l’encadrement des clubs. Ces efforts visent à consolider les acquis et à donner davantage de perspectives aux joueuses, des catégories de jeunes jusqu’au plus haut niveau. La coorganisation de la Coupe du monde masculine de 2030 avec l’Espagne et le Portugal s’inscrit, par ailleurs, dans la volonté du Maroc de renforcer son rayonnement sportif international et de poursuivre la modernisation de son environnement footballistique.
Sur le plan continental, le parcours marocain illustre l’importance d’investissements durables et d’une politique de développement cohérente pour faire progresser le football féminin. Les prochaines échéances permettront de mesurer la capacité du Royaume à transformer cette dynamique en nouveaux résultats et à consolider durablement sa place parmi les nations qui comptent dans cette discipline.
Par MBOUTSOU / CCPMBDE
