Le site de la base vie d’EBOMAF a été le théâtre d’une scène inhabituelle. À la place des sons et vrombissements des engins lourds, ce sont des cris revendicatifs qui se faisaient entendre. Une situation maîtrisée grâce au savoir-faire du premier responsable, mais qui a néanmoins plombé les travaux de bitumage de la voie pendant une partie de la journée. Objectif : réclamation de droits… mais quels droits ?
Selon des sources internes à l’entreprise, les salaires sont régulièrement versés dans les délais et aucun arriéré de paiement n’a été enregistré à ce jour depuis l’arrivée du groupe EBOMAF au Gabon.
L’entreprise insiste sur sa politique de gestion des ressources humaines, axée sur l’écoute et le dialogue, conformément aux orientations de son président-directeur général. Elle rappelle également que ses engagements envers les autorités gabonaises reposent sur des impératifs de performance et de respect des délais d’exécution des travaux.
Les tensions récentes sur le chantier seraient principalement liées à des revendications concernant certains droits sociaux, notamment le paiement des congés. Sur ce point, la direction se veut rassurante et affirme que des mesures sont en cours pour régulariser la situation.
Après des échanges entre les différentes parties, un retour au calme a été observé.
Toutefois, l’entreprise souligne que certains comportements au sein du personnel ont également contribué à perturber le bon déroulement des activités. Parmi les faits relevés figurent des absences répétées et non justifiées, des cas d’utilisation abusive du matériel à des fins personnelles, ainsi que des pratiques répréhensibles telles que le détournement de carburant. Des actes qui, selon la direction, nuisent à l’avancement des travaux et justifient, dans certains cas, des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.
Dans ce contexte, EBOMAF BTP affirme renforcer ses actions de sensibilisation auprès des employés afin de promouvoir une conduite conforme aux règles internes et aux valeurs de l’entreprise.
Par ailleurs, la société met en avant sa conformité aux obligations sociales, indiquant que l’ensemble du personnel est déclaré auprès des organismes compétents, notamment la CNSS et la CNAMGS, avec des cotisations régulièrement versées.
Enfin, le processus de bancarisation des salaires est déjà effectif pour le personnel administratif et en cours de déploiement pour les équipes de chantier.
Cette transition expliquerait, selon l’entreprise, l’absence temporaire de bulletins de salaire imprimés, une situation appelée à se normaliser.
Malgré les tensions observées, la direction se veut confiante quant à la poursuite des activités dans un climat social stabilisé, misant sur le dialogue pour prévenir de nouveaux conflits.
