Il est de ces auteurs pour qui l’écriture n’est pas un exercice de style, mais le prolongement d’un combat. Président-fondateur de l’ONG OAPEC (Organisation Africaine Pour l’Éducation et la Culture), le Togolais Tete Yao Séyram signe avec L’Huissier protégé : comment l’impunité détruit les fondements du droit OHADA son troisième ouvrage, toujours construit autour des mêmes obsessions : la gouvernance des organisations et l’intégrité dans l’action publique.
Un troisième livre, une même ligne de conduite
Après deux premiers ouvrages déjà consacrés aux questions de gouvernance et d’intégrité, Tete Yao Séyram poursuit avec ce troisième livre un travail de fond sur les failles institutionnelles qui, en Afrique de l’Ouest, permettent à certains acteurs d’échapper à toute responsabilité. Cette fois, c’est le monde des huissiers de justice et l’application concrète des voies d’exécution de l’OHADA qui se retrouvent sous sa loupe.
Une écriture née de l’expérience directe
Ce qui distingue cet ouvrage, c’est la part d’expérience personnelle qui le nourrit. L’auteur ne parle pas de l’impunité des huissiers de justice en observateur extérieur : confronté lui-même, personnellement et institutionnellement, aux dérives de certains professionnels du recouvrement forcé, il a choisi de transformer cette expérience en matériau d’analyse juridique. Cette proximité avec le terrain donne à l’ouvrage une tonalité particulière, à mi-chemin entre le témoignage documenté et l’essai juridique rigoureux.
À travers les affaires Maître Bertille T. Peleï (2018-2024) et Maître Yawa E. Amedzro (2025-2026), deux dossiers emblématiques survenus au Togo, il documente, pièces officielles à l’appui, la manière dont des procédures détournées peuvent paralyser l’action publique et fragiliser la sécurité des investissements dans tout l’espace OHADA.
Le choix du plaidoyer plutôt que de la dénonciation
Malgré la gravité des faits rapportés, l’auteur revendique une démarche constructive : son livre n’est pas un réquisitoire contre une profession dans son ensemble, mais un plaidoyer urgent pour la justice. Cette nuance traduit une conviction affirmée par l’ensemble de son parcours associatif à la tête de l’OAPEC : les dérives individuelles ne doivent pas discréditer une institution, mais appellent au contraire à la réformer pour la rendre plus solide.
C’est dans cet esprit qu’il propose, en conclusion de son ouvrage, une réforme textuelle clé en main destinée à combler le vide pénal de l’AUPSRVE et à introduire des sanctions pénales supranationales contre les huissiers de justice indélicats dans l’espace OHADA.
Un ouvrage préfacé et déjà disponible
Préfacé par Maître Claude Ata-Quam Dovi-Avouyi, L’Huissier protégé : comment l’impunité détruit les fondements du droit OHADA est publié aux Éditions BK. L’ouvrage, disponible au format 17×24,5 sur 270 pages, est proposé au prix de 12 000 FCFA et peut être commandé directement auprès de l’auteur.
Contact : +228 98 33 63 69 — teteseyram@gmail.com — Lomé, Togo
